
L’équipe féminine du Mozambique était de retour sur le sable d’Adélaïde ce dimanche 16 novembre 2025 pour son deuxième match du championnat du monde. Vanessa Mcheza et sa partenaire ont retrouvé un duo allemand solide, Ittlinger / Grüne, et le score final (21-10, 21-6) ne reflète pas entièrement l’énergie qu’elles ont mise dans l’effort.
Dès les premières balles, on voit que l’écart vient surtout de l’expérience et du rythme des Allemandes. Elles marquent 20 attaques contre 8 pour les Mozambicaines. Mais ce chiffre ne raconte pas tout. Vanessa et sa coéquipière ont tenté de construire, parfois sous pression, et ont réussi à produire des séquences de jeu plus stables que lors du premier match.
En bloc, l’Allemagne prend encore l’avantage avec 1 point contre 0. Le Mozambique a tenté d’anticiper, mais le timing était difficile face à une équipe qui maîtrise très bien les trajectoires rapides.
Au service, la différence reste nette : 8 points pour l’Allemagne, 1 seul pour Vanessa / Mcheza. C’est un secteur où le Mozambique devra gagner en agressivité, mais aussi en régularité, car le service allemand a souvent mis les Mozambicaines en déséquilibre dès le début des échanges.
Les erreurs de l’adversaire ont toutefois donné un peu d’air au Mozambique : 7 erreurs de l’Allemagne, ce qui montre que les Mozambicaines les ont poussées à la faute à plusieurs reprises. C’est un signe encourageant, car ce genre de points « gratuits » apparaît quand une équipe reste combative et ne lâche pas mentalement.
Le total général est sans appel : 42 points pour Ittlinger / Grüne, 16 pour Mcheza / Vanessa. Mais un chiffre retient l’attention : 21 digs pour le Mozambique, contre 18 côté allemand. C’est un symbole clair de leur engagement. Elles ont défendu sans relâche, parfois en plongeant dans toutes les directions pour garder la balle vivante. Quand une équipe perd mais domine la défense, cela montre une vraie détermination.
Et c’est peut-être le point le plus important : malgré la puissance allemande, malgré la différence d’efficacité, les Mozambicaines ont tenu, relevé, couru, défendu. Elles ont refusé un match passif.
Elles repartent avec une défaite, oui, mais aussi avec une base solide : une défense remarquable, une envie visible, et une marge de progression claire dans l’attaque et le service. Le tournoi continue, et elles auront d’autres occasions de montrer ce qu’elles savent faire.
Le Mozambique construit, apprend et avance.

