La Confédération Africaine de Volleyball lance officiellement le compte à rebours des Championnats d’Afrique des clubs 2026, avec deux rendez-vous majeurs inscrits au calendrier continental : du 11 au 24 avril au Caire en Égypte pour les dames, puis du 20 avril au 3 mai à Kigali au Rwanda pour les hommes.
Dans un courrier adressé à l’ensemble des fédérations nationales et signé par sa présidente Bouchra Hajij, l’instance dirigeante du volleyball africain confirme non seulement les dates et lieux des compétitions, mais aussi une série de décisions structurantes destinées à accompagner la montée en puissance du volleyball de clubs sur le continent.
Un engouement inédit pour les compétitions continentales
Selon la CAVB, les deux compétitions enregistrent un niveau d’intérêt et d’inscriptions sans précédent. Une dynamique qui reflète à la fois le développement progressif des ligues nationales et l’élévation du niveau de compétitivité des clubs africains.
Face à cet afflux, le Conseil d’administration a validé l’introduction d’un format élargi lorsque le nombre d’équipes engagées dépasse 24.
Jusqu’à 32 clubs en lice : un nouveau format pour plus d’inclusion
Dans cette nouvelle configuration, les Championnats d’Afrique des clubs pourront accueillir jusqu’à 32 équipes, réparties en huit poules de quatre.
Pour garantir la maîtrise du calendrier, la CAVB a opté pour des ajustements organisationnels :
• Les matchs de classement pour les places 17 à 32 ne seront pas disputés
• Le classement final pour ces positions sera établi sur la base des résultats cumulés
• Les matchs de placement en quarts de finale et en demi-finales sont maintenus
Ce dispositif vise à concilier ouverture à un plus grand nombre de clubs et exigence d’efficacité opérationnelle.
Une participation élargie mais régulée
Dans une logique d’inclusion maîtrisée, la CAVB autorise la participation des équipes classées troisièmes au niveau national, sous réserve du paiement de frais d’inscription fixés à 5 000 dollars américains, uniquement lorsque le nombre d’équipes dépasse 24.
Pour les pays tenants du titre, cette disposition s’étend également aux équipes classées quatrièmes, confirmant la volonté de l’instance de valoriser les nations les plus performantes tout en élargissant l’accès à la compétition.
Transferts : une flexibilité exceptionnelle en 2026
Autre mesure forte annoncée : l’assouplissement exceptionnel des règles relatives aux joueurs étrangers.
Consciente des contraintes administratives rencontrées par les clubs, notamment dans la finalisation des transferts via les systèmes internationaux, la CAVB suspend pour cette édition la règle des trois mois.
Toutefois, les exigences fondamentales restent en vigueur :
• Tous les joueurs étrangers devront disposer d’un Certificat International de Transfert valide, conformément aux règlements de la Fédération Internationale de Volleyball
• Une pénalité de 1 000 dollars sera appliquée pour tout transfert effectué après les dates limites fixées au 11 février 2026 pour les dames et au 20 février 2026 pour les hommes
Une réforme inscrite dans une vision stratégique continentale
Au-delà des ajustements techniques, ces décisions s’inscrivent dans une ambition plus large : renforcer l’inclusion, réduire les disparités entre zones et adapter les compétitions africaines aux standards internationaux.
Un groupe de travail réunissant notamment les commissions d’organisation sportive et juridique a été mis en place pour affiner ces mesures et envisager leur intégration durable dans les règlements futurs.
En appelant les fédérations nationales et l’ensemble des acteurs du volleyball africain à s’approprier ces réformes, la CAVB confirme sa volonté de structurer durablement ses compétitions.
À quelques semaines du coup d’envoi au Caire, puis à Kigali, le volleyball africain s’apprête à vivre une édition 2026 placée sous le signe de l’ouverture, de la compétitivité et de la modernisation.


































