Réunie à Saly , au Sénégal, l’Assemblée Générale de la Zone II de la Confédération Africaine de Volleyball (CAVB) a été marquée par un discours structurant du 1er Vice-Président, M. Antonio Carlos Rodrigues. Prenant la parole au nom de la Présidente de la CAVB, Mme Bouchra Hajij, retenue au Caire par le Championnat d’Afrique des Clubs Champions Féminins 2026, le dirigeant a dressé un état des lieux lucide des avancées du volleyball africain tout en esquissant les perspectives à court et moyen termes.
D’entrée, Antonio Carlos Rodrigues a rappelé l’ambition portée par la CAVB à travers un plan stratégique en dix points adopté lors du Congrès de Marrakech en 2024. Ce cadre de référence, qui guide le développement du volleyball sur le continent durant le cycle olympique en cours, repose notamment sur la promotion de la bonne gouvernance, le renforcement des capacités des fédérations nationales, l’inclusion, la réduction des inégalités de participation, ainsi que le développement d’une image de marque forte et d’un engagement accru des fans.
Selon lui, les premiers résultats commencent déjà à être visibles grâce à une dynamique collective fondée sur l’unité et la collaboration entre les différentes composantes du mouvement volleyball africain.
Une Zone II en progression, portée par le beach-volley
Dans son intervention, le 1er Vice-Président a salué les performances enregistrées dans la Zone II, citant notamment l’organisation réussie de la Youth Development Cup et du premier cours international de certification des entraîneurs de beach-volley (IRCC) à Banjul, en Gambie, une première depuis plus de dix ans. Il a également annoncé la tenue de la deuxième édition de ce programme au Sénégal au troisième trimestre 2026, dans la perspective des Jeux Olympiques de la Jeunesse que le continent africain s’apprête à accueillir.
Autre motif de satisfaction : le Cap-Vert, qui a accueilli avec succès une étape du FIVB Pro Tour en décembre 2025, renforçant ainsi la visibilité internationale de la Zone II et confirmant son potentiel organisationnel.
Dans cette dynamique, le beach-volley apparaît comme un levier stratégique majeur. Antonio Carlos Rodrigues a insisté sur un avantage comparatif unique : l’ensemble des huit pays membres de la zone disposent d’un accès naturel à des plages, offrant ainsi des conditions idéales pour le développement de la discipline.
Les résultats encourageants de pays comme la Gambie, le Sénégal et la Sierra Leone sur la scène continentale et internationale illustrent, selon lui, le potentiel encore sous-exploité de la zone. D’où l’appel à structurer un véritable circuit zonal de beach-volley, avec des compétitions régulières permettant d’élever le niveau de jeu et d’accumuler des points au classement mondial.
Renforcer les bases du volleyball en salle
Au-delà du sable, le volleyball en salle demeure un pilier incontournable. Le responsable a exhorté les fédérations à consolider leurs championnats nationaux, considérés comme la base de la performance. Une participation accrue aux compétitions zonales et continentales est également jugée essentielle pour améliorer le classement des équipes africaines au niveau international et accroître leur visibilité.
Gouvernance et modernisation : des exigences non négociables
Le discours a également mis en lumière un enjeu central : la gouvernance. Antonio Carlos Rodrigues a insisté sur la nécessité d’une gestion transparente, responsable et éthique au sein des fédérations. Selon lui, ces principes sont indispensables pour renforcer la crédibilité des institutions sportives, attirer des financements et garantir leur pérennité.
Dans le même esprit, il a appelé à investir dans le développement du capital humain, notamment à travers la formation en leadership, la transformation digitale, la maîtrise des outils de gestion de données et l’utilisation des plateformes de la FIVB telles que le VIS. La communication stratégique et l’engagement sur les réseaux sociaux ont également été identifiés comme des leviers incontournables pour une administration moderne du sport.
Le Cap-Vert, symbole de la montée en puissance de la Zone II
La décision d’attribuer au Cap-Vert l’organisation du Congrès de la CAVB 2026 dans la ville de Sal a été saluée comme une reconnaissance des progrès réalisés par la Zone II. Pour le 1er Vice-Président, ce choix illustre la confiance accordée à la région et confirme sa montée en puissance sur l’échiquier continental.
En conclusion, Antonio Carlos Rodrigues a lancé un appel à l’unité, à la solidarité et à l’innovation. Il a insisté sur la nécessité de maintenir une dynamique collective pour construire un volleyball africain plus compétitif, inclusif et durable.
À travers cette intervention, la CAVB réaffirme sa volonté de structurer en profondeur le développement du volleyball sur le continent, en s’appuyant sur des bases solides et une vision partagée, où la jeunesse et le beach-volley occupent désormais une place centrale.











