
Une convention stratégique a été signée entre l’Institut National de la Jeunesse, de l’Éducation Physique et du Sport (INJEPS) et la Fédération Béninoise de Volleyball (FBVB). Cette initiative marque une avancée majeure dans la professionnalisation des acteurs du sport, avec des implications directes pour le développement du volleyball au Bénin et, au-delà, pour la dynamique continentale.
La cérémonie officielle s’est tenue à l’Office de gestion des stades du Bénin, en présence du Directeur de cabinet du Ministre des Sports, Crépin Okouolou, ainsi que de nombreux responsables du mouvement sportif. Elle s’inscrit dans une réforme ambitieuse portée par le ministère des Sports sous l’impulsion de son ministre, Benoît Dato, visant à restructurer en profondeur les filières de formation.
Cette signature intervient dans la continuité d’un processus engagé quelques jours plus tôt avec d’autres disciplines majeures. Après le football et le handball, ce sont désormais le volleyball, le basketball et l’athlétisme qui rejoignent ce dispositif novateur, traduisant une volonté claire d’harmonisation et de montée en qualité des systèmes de formation.
Au cœur de cette réforme se trouve une transformation du parcours des étudiants de l’INJEPS. Jusqu’à présent, leur formation suivait un modèle séquentiel : un cursus académique de plusieurs années débouchant sur un diplôme d’enseignement, suivi, pour ceux qui le souhaitaient, d’une spécialisation technique au sein des fédérations pour accéder au métier d’entraîneur. Ce schéma, bien que structuré, présentait des limites en termes de durée et d’efficacité.
Le nouveau dispositif introduit une approche intégrée. Désormais, les étudiants pourront suivre simultanément leur formation académique et les cursus techniques dispensés par les fédérations. Cette articulation permet d’optimiser le temps de formation et d’offrir, en fin de parcours, un double profil : diplômé universitaire et entraîneur certifié, avec des qualifications reconnues aux niveaux national et international.
Pour le volleyball béninois, cette réforme ouvre des perspectives particulièrement prometteuses. Elle permettra de former une nouvelle génération de techniciens mieux outillés, capables de répondre aux exigences du haut niveau et de contribuer à l’élévation du standard de jeu. L’implication directe des experts fédéraux dans le processus pédagogique garantit, en outre, une meilleure adéquation entre les contenus enseignés et les réalités du terrain.
Au-delà des enjeux nationaux, cette initiative s’inscrit dans les priorités de développement du volleyball africain, notamment en matière de formation des encadreurs et de structuration des filières. Elle pourrait ainsi servir de modèle pour d’autres fédérations du continent, dans un contexte où la professionnalisation des acteurs constitue un levier essentiel de performance.
En misant sur des profils hybrides, à la fois pédagogues et techniciens, le Bénin fait le choix d’un sport plus exigeant, plus compétitif et résolument tourné vers l’avenir. Une orientation stratégique qui pourrait, à terme, renforcer la présence du volleyball béninois sur la scène africaine.














