Deux interventions fortes ont marqué la réunion technique de la Coupe de Développement U18 de beach-volley, organisée, à Banjul en Gambie, sous l’égide de la Confédération africaine de volley-ball (CAVB). Il y a
celle de M. Bai Dudu, président de la Fédération gambienne de volley-ball, et celle de l’ingénieur Musa Nimrod, président de la fédération nigériane de volleyball et président de la Commission beach-volley de la CAVB.
Un accueil chaleureux et une vision stratégique
Dans ses propos liminaires, M. Bai Dudu a tenu à saluer la présence des personnalités venues de tout le continent, soulignant l’importance de cette compétition dans la perspective des Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar 2026.
« Je reconnais M. Frederick Lubu, vice-président de la CAVB, ici représentant la présidente Mme Bouchra Hajij. Je salue également le président de la commission de contrôle, l’ingénieur Musa Nimrod, ainsi que l’ensemble des délégués, arbitres et représentants des pays africains », a-t-il déclaré.
Il a insisté sur la portée de l’événement. « Ce qui va se passer dans les trois prochains jours fait partie de la vision stratégique de la CAVB et de la FIVB, en lien avec la solidarité olympique, pour préparer Dakar 2026. Nous devons jouer cette compétition dans un esprit ouvert, car l’objectif est de renforcer la compétitivité des équipes africaines et d’assurer une représentation forte du continent aux Jeux », a-t-il déclaré
En invitant les participants à découvrir la Gambie, « petit pays au grand cœur », M. Dudu a rappelé que ce tournoi n’est pas seulement une compétition sportive, mais aussi un espace d’échanges et de partenariats durables entre jeunes athlètes, entraîneurs, arbitres et dirigeants africains.
Musa Nimrod : « L’Afrique doit viser le podium »
Prenant la parole à son tour, l’ingénieur Musa Nimrod a replacé ce rendez-vous dans une perspective historique. « Le temps est venu. C’est un voyage que nous avons entamé il y a 15 à 17 ans, et aujourd’hui le beach-volley africain a atteint un stade de maturité. Pour la première fois, l’Afrique accueillera en 2026 les Jeux olympiques de la jeunesse. Ce n’est pas suffisant d’y participer : nous devons viser le podium », a-t-il martelé.
Avec passion, il a lancé un défi collectif. « Dans le volley-ball en salle, nous n’avons pas encore atteint le podium mondial. Mais avec le beach-volley, nous avons une véritable opportunité. C’est à nous, administrateurs, joueurs, entraîneurs et arbitres, d’unir nos efforts pour que l’Afrique soit représentée au plus haut niveau. »
Le président de la Commission beach-volley a également salué les efforts de la présidente de la CAVB, Mme Bouchra Hajij, « qui accomplit un travail remarquable pour le continent ». Il s’est félicité du nombre croissant d’arbitres africains en formation : « Nous avons aujourd’hui plus de 25 candidats arbitres présents, contre à peine 15 à 17 par le passé. Cela augure d’un avenir où nous pourrons organiser un véritable circuit africain avec nos propres officiels. »
Enfin, Musa Nimrod a invité les participants à cultiver l’esprit d’unité et de solidarité : « Ici, il n’y a pas de Gambie, de Nigeria ou de Kenya. Nous sommes sous la bannière de la solidarité olympique. Si des difficultés se présentent, elles devront être traitées dans le dialogue et le respect, sans perturber la compétition. »
Vers Dakar 2026 avec ambition et solidarité
La réunion technique de Banjul a ainsi posé les bases d’une compétition où l’enjeu dépasse largement le terrain. Entre esprit de fraternité et volonté de performance, dirigeants et athlètes africains affichent une ambition claire : faire du beach-volley un levier pour hisser l’Afrique sur le podium des Jeux olympiques de la jeunesse à Dakar.
Ce rendez-vous en Gambie s’annonce comme une étape décisive, à la fois pour l’avenir de la discipline et pour l’affirmation du continent sur la scène sportive mondiale.

