De l’Afrique du Nord à l’océan Indien, les sept zones de la Confédération africaine de volleyball ont présenté, lors du Congrès ordinaire de la CAVB à Sal, leurs principales réalisations, leurs programmes de développement et les défis auxquels elles sont confrontées. Compétitions, formation, jeunesse, arbitrage, beach-volley, accompagnement des fédérations et renforcement des structures : les rapports témoignent d’une volonté commune de faire progresser le volleyball africain au plus près des réalités de chaque région.
Le Congrès ordinaire de la Confédération africaine de volleyball (CAVB), organisé les 3 et 4 octobre 2026 sur l’île de Sal, au Cabo Verde, a accordé une place importante aux sept zones qui composent l’organisation continentale.
À travers leurs rapports d’activités, les présidents des zones ont présenté aux membres de l’Assemblée générale un état des lieux des actions conduites au cours de la période écoulée, les principales compétitions organisées, les programmes de formation, les initiatives en faveur des jeunes et du beach-volley, mais aussi les difficultés qui continuent de freiner le développement de la discipline dans certaines régions.
Ces présentations ont constitué un temps fort du Congrès. Elles ont permis de mesurer le travail accompli sur le terrain et de mieux comprendre les réalités propres aux différentes régions du continent.
Si les priorités peuvent varier selon les zones, un même objectif se dégage des différents rapports : renforcer la pratique du volleyball, développer les compétences, multiplier les opportunités de compétition et accompagner les fédérations nationales dans leur structuration et leur développement.
Une organisation régionale au cœur de la stratégie de la CAVB
Les sept zones jouent un rôle essentiel dans l’architecture de la CAVB. Elles constituent un niveau de coordination et d’accompagnement entre la Confédération et les fédérations nationales et permettent de rapprocher les programmes de développement des réalités locales.
Leurs activités couvrent plusieurs domaines : organisation de compétitions régionales, formation des entraîneurs et arbitres, développement du volleyball de plage, accompagnement des équipes nationales et des clubs, promotion de la pratique chez les jeunes et renforcement de la coopération entre les fédérations.
À Sal, les rapports présentés ont ainsi offert une photographie particulièrement riche de l’évolution du volleyball africain dans les différentes régions.
Zone 1 : une stratégie structurée pour accélérer le développement en Afrique du Nord
Président de la Zone 1, Mustapha Lemouchi a présenté un bilan placé sous le signe de la planification et de la mise en œuvre d’une stratégie globale.
Selon le rapport présenté au Congrès, la Zone 1 a engagé, sur une période de deux ans, une stratégie destinée à développer le volleyball et à renforcer la discipline dans l’ensemble de ses pays membres.
Cette stratégie s’est traduite par l’organisation de compétitions, matchs et tournois dans différents pays de la zone. Le développement du beach-volley a également occupé une place importante, avec notamment des compétitions organisées en Libye.
La formation au cœur des priorités
Le développement des ressources humaines constitue l’un des axes majeurs du programme de la Zone 1.
Mustapha Lemouchi a notamment souligné l’organisation de stages de formation pour les entraîneurs en Libye, au Maroc, en Algérie et en Tunisie.
Ces initiatives visent à améliorer les compétences techniques et à renforcer progressivement la qualité de l’encadrement dans les fédérations nationales.
Le président de la zone a également insisté sur l’importance du développement des arbitres et sur la nécessité de soutenir l’ensemble des composantes de la discipline.
La Zone 1 entend par ailleurs accorder une attention particulière à chacun de ses pays membres, conformément aux orientations de la CAVB.
Mustapha Lemouchi a exprimé sa reconnaissance à Bouchra Hajij, présidente de la CAVB, pour son soutien et son accompagnement.
Il a également souligné l’importance de poursuivre les initiatives en faveur des jeunes, en rappelant la recommandation du président de la FIVB, Fabio Azevedo, de continuer à soutenir les programmes dédiés aux catégories de jeunes.

Zone 2 : multiplier les compétitions pour faire progresser les acteurs
La Zone 2 a présenté son rapport par l’intermédiaire de son président, Amadou Seye.
Son intervention a permis de revenir sur les principales compétitions, événements et programmes organisés dans les pays de la zone au cours de la période écoulée.
Au-delà du calendrier sportif, le rapport a mis en évidence les efforts entrepris pour renforcer la coopération entre les fédérations nationales et améliorer les conditions de développement du volleyball.
Joueurs, entraîneurs et arbitres au centre du dispositif
L’un des principaux axes présentés concerne le développement des différents acteurs de la discipline.
La Zone 2 a ainsi poursuivi ses efforts en faveur des joueurs, des staffs techniques et des arbitres, avec l’objectif de créer davantage d’opportunités de compétition et d’exposition pour les équipes nationales et les sportifs.
La multiplication des rencontres constitue, dans cette perspective, un outil essentiel pour permettre aux joueurs d’acquérir de l’expérience et aux équipes nationales de progresser sur le plan technique.
Amadou Seye a également rappelé que les activités de la zone s’inscrivent dans le cadre des orientations de la CAVB et de sa stratégie continentale de développement.

Zone 3 : renforcer la compétition et ouvrir davantage d’opportunités aux clubs et aux sélections
Pour la Zone 3, le rapport a été présenté par son président, Sourakatou Ali Yaro.
L’intervention a permis de mettre en lumière les principales activités, compétitions et initiatives réalisées dans les différents pays de la région.
Le développement du volleyball et le renforcement de la coopération entre les fédérations nationales ont constitué deux axes importants du bilan.
Miser sur l’expérience et la formation
La Zone 3 accorde une attention particulière au développement des joueurs, entraîneurs et arbitres.
L’objectif est de renforcer progressivement les capacités techniques et de créer un environnement favorable à la progression des sportifs.
Ali Yaro a également insisté sur la nécessité d’offrir aux équipes nationales et aux clubs davantage de possibilités de compétition.
Pour les sportifs comme pour les staffs techniques, la multiplication des confrontations constitue un moyen important d’acquérir de l’expérience et de mesurer les progrès réalisés.
Le beach-volley comme autre levier de développement
Le volleyball de plage figure également parmi les priorités de la Zone 3.
Les efforts engagés dans ce domaine répondent à la volonté de la CAVB d’élargir la pratique du volleyball sous ses différentes formes et de favoriser le développement du beach-volley dans toutes les régions du continent.
Ali Yaro a enfin salué le soutien de Bouchra Hajij et l’accompagnement de la CAVB auprès des zones et des fédérations nationales.

Zone 4 : consolider l’activité dans une Afrique centrale riche de huit fédérations
La Zone 4, qui couvre l’Afrique centrale, a présenté son rapport par l’intermédiaire de son président, Bourdanne Bello.
Avec huit pays membres, la zone représente un espace important pour le développement du volleyball dans cette partie du continent.
Elle regroupe le Cameroun, le Congo-Brazzaville, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, São Tomé-et-Príncipe et le Tchad.
Des compétitions pour maintenir la dynamique régionale
Le rapport présenté à Sal a recensé les principaux tournois, événements et activités organisés dans les différents pays de la zone.
Ces initiatives contribuent à maintenir une activité régulière et à offrir aux joueurs et aux équipes des possibilités de compétition.
Bourdanne Bello a également mis en avant le soutien apporté par la CAVB et la FIVB, qui a contribué à l’organisation de plusieurs tournois et événements.
Ce soutien constitue un levier important pour les fédérations nationales et pour la consolidation de leurs programmes de développement.

Zone 5 : douze pays, un vaste espace de développement et des défis à relever
Avec douze pays membres, la Zone 5 constitue l’un des ensembles régionaux les plus importants de la CAVB.
Son rapport a été présenté par son président, Zaid Sadiki Nasiwu.
La zone comprend l’Égypte, le Soudan, le Soudan du Sud, l’Ouganda, le Kenya, la Tanzanie, le Rwanda, le Burundi, l’Éthiopie, la Somalie, l’Érythrée et Djibouti.
Une activité sportive soutenue
Au cours de sa présentation, Nasiwu a passé en revue les principaux tournois et programmes organisés dans les différents pays.
Le rapport a également permis d’aborder les défis auxquels la région est confrontée dans sa volonté de développer et d’étendre la pratique du volleyball.
La diversité des situations nationales constitue un enjeu important pour la Zone 5, qui doit poursuivre ses efforts afin d’assurer une dynamique de développement équilibrée entre ses différents membres.
S’appuyer sur les stratégies de la CAVB et de la FIVB
Le président de la Zone 5 a souligné que les actions régionales s’inscrivent dans les orientations de la CAVB et de la FIVB.
Il a également salué l’accompagnement de Bouchra Hajij, soulignant l’importance du soutien de la Confédération pour permettre à la zone et à ses fédérations de poursuivre leurs programmes.

Zone 6 : un bilan sportif dynamique, mais une équation financière à surveiller
La Zone 6 a présenté son rapport à travers son président, Khalid Cassam, du Mozambique.
La zone regroupe dix pays : Afrique du Sud, Angola, Botswana, Eswatini, Lesotho, Malawi, Mozambique, Namibie, Zambie et Zimbabwe.
Volleyball et beach-volley au programme
Le président de la Zone 6 a présenté les différentes compétitions de volleyball et de beach-volley organisées au cours de la période.
Les activités de formation ont également occupé une place importante dans le programme régional, traduisant la volonté de renforcer les compétences disponibles au sein des fédérations.
Mais la présentation de la Zone 6 a également mis en évidence un défi majeur : la situation financière.
Des dépenses supérieures aux ressources
Khalid Cassam a présenté le bilan financier de la zone et relevé que les frais engagés dans l’organisation des différentes activités dépassent les ressources disponibles dans les caisses de la Zone 6.
Cette situation constitue un point d’attention pour l’avenir.
Le maintien d’un calendrier régulier de compétitions, l’organisation des formations et le développement du beach-volley nécessitent en effet des ressources financières suffisantes.
Le rapport de la Zone 6 souligne ainsi l’importance de rechercher des mécanismes permettant de consolider durablement le financement des activités régionales.

Zone 7 : préserver la dynamique du volleyball dans l’espace de l’océan Indien
Dernière zone à présenter son rapport, la Zone 7 est présidée par Kevin Abdounourou, de Maurice.
Elle regroupe les Comores, Madagascar, Maurice, les Seychelles, Mayotte et La Réunion.
Le rapport présenté devant l’Assemblée générale a porté sur les principales activités et compétitions organisées dans les différents pays et territoires de la zone.
Une coopération régionale essentielle
Dans une région caractérisée par son insularité et les distances géographiques qui séparent les différents membres, la coopération régionale constitue un enjeu majeur.
L’organisation des compétitions permet notamment aux équipes et aux joueurs de bénéficier d’opportunités régulières de confrontation et d’expérience.
Kevin Abdounourou a également présenté les efforts entrepris pour développer et promouvoir le volleyball dans les différents territoires de la zone.
Le maintien d’une activité régionale régulière apparaît ainsi comme un élément essentiel pour accompagner la progression du volleyball dans l’océan Indien.
Des réalités différentes, une ambition commune
La présentation successive des sept zones a permis de faire ressortir la diversité du volleyball africain.
Chaque région dispose de ses propres réalités, de ses priorités et de ses contraintes. Certaines zones mettent davantage l’accent sur la formation, d’autres sur les compétitions, le beach-volley ou encore le renforcement des fédérations nationales.
Mais les rapports présentés à Sal font également apparaître plusieurs priorités communes.
La formation des entraîneurs et des arbitres, le développement des jeunes, l’organisation de compétitions régulières, l’accompagnement des équipes nationales, la promotion du beach-volley et le renforcement des fédérations nationales constituent les principaux piliers de cette dynamique.
Cette convergence des priorités traduit la volonté de la CAVB de construire un développement plus cohérent et plus équilibré du volleyball sur l’ensemble du continent.

Les sept zones, un maillon essentiel de la vision continentale
Au-delà des chiffres, des compétitions et des programmes présentés, les rapports des sept zones témoignent surtout du rôle central joué par les structures régionales dans la mise en œuvre de la stratégie de la CAVB.
Elles permettent de rapprocher les orientations continentales des réalités de terrain et de mieux accompagner les fédérations nationales.
Leur travail est également essentiel pour identifier les besoins spécifiques de chaque région, coordonner les activités et favoriser les échanges entre les différents acteurs.
Le Congrès de Sal a ainsi permis de renforcer cette vision d’un volleyball africain organisé autour d’une ambition commune, mais capable de tenir compte des spécificités de chaque région.
Les sept zones de la CAVB en chiffres
| Zone | Région | Président | Nombre de pays | Pays membres |
| Zone 1 | Afrique du Nord | Mustapha Lemouchi – Algérie | 4 | Algérie, Libye, Maroc, Tunisie |
| Zone 2 | Afrique de l’Ouest A | Amadou Seye – Sénégal | 8 | Cabo Verde, Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Mali, Mauritanie, Sénégal, Sierra Leone |
| Zone 3 | Afrique de l’Ouest B | Sourakatou Ali Yaro – Bénin | 8 | Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Ghana, Liberia, Niger, Nigeria, Togo |
| Zone 4 | Afrique centrale | Bourdanne Bello – Cameroun | 8 | Cameroun, Congo-Brazzaville, Gabon, Guinée équatoriale, République centrafricaine, République démocratique du Congo, São Tomé-et-Príncipe, Tchad |
| Zone 5 | Afrique de l’Est | Zaid Sadiki Nasiwu – Ouganda | 12 | Burundi, Djibouti, Égypte, Érythrée, Éthiopie, Kenya, Ouganda, Rwanda, Somalie, Soudan, Soudan du Sud, Tanzanie |
| Zone 6 | Afrique australe | Khalid Cassam – Mozambique | 10 | Afrique du Sud, Angola, Botswana, Eswatini, Lesotho, Malawi, Mozambique, Namibie, Zambie, Zimbabwe |
| Zone 7 | Océan Indien | Kevin Abdounourou – Maurice | 6* | Comores, Madagascar, Maurice, Seychelles, Mayotte, La Réunion |
* La présentation fournie pour la Zone 7 mentionne six membres, tandis que la liste récapitulative initiale indiquait quatre pays. Le présent tableau reprend la composition détaillée donnée dans le rapport de présentation de la Zone 7.
Une étape importante vers la prochaine phase du développement
Les présentations des sept zones au Congrès de Sal ne constituent pas uniquement un exercice de bilan. Elles offrent également à la CAVB une vision globale des progrès réalisés et des besoins qui demeurent.
Elles mettent en évidence les efforts considérables déployés par les fédérations nationales et les structures régionales pour faire vivre le volleyball dans toutes les parties du continent.
Elles rappellent également que le développement du volleyball africain repose sur plusieurs facteurs complémentaires : la qualité de la formation, la régularité des compétitions, la détection et l’accompagnement des jeunes talents, le développement du beach-volley, la professionnalisation de l’encadrement et la solidité des structures fédérales.
À Sal, les sept zones ont ainsi réaffirmé leur rôle dans cette dynamique collective.
Une même direction pour l’avenir du volleyball africain
Le Congrès ordinaire de la CAVB aura permis de donner une visibilité particulière au travail réalisé au niveau régional et de mettre en lumière les initiatives conduites sur l’ensemble du continent.
De l’Afrique du Nord à l’Afrique australe, de l’Afrique de l’Ouest à l’Afrique de l’Est, de l’Afrique centrale jusqu’aux îles de l’océan Indien, les sept zones constituent les différents visages d’un même mouvement sportif.
Leur action, soutenue par la CAVB et inscrite dans les orientations de la FIVB, sera déterminante pour accompagner la prochaine étape du développement du volleyball africain.

