
Au terme de la brillante victoire de l’Égypte contre l’Iran (3–1) lors de la phase de poules du Championnat du monde masculin aux Philippines, le sélectionneur Marco Bonitta n’a pas caché sa satisfaction. Fier du comportement de ses joueurs, l’entraîneur italien a insisté sur la gestion mentale et tactique qui a permis aux Pharaons de s’imposer face à un adversaire tenace.
« Aujourd’hui, c’était notre premier match officiel, donc je suis très fier de mon équipe », a-t-il déclaré. Revenant sur le troisième set, où l’Iran avait tenté un retour en fin de manche, Bonitta a souligné la stabilité de ses hommes : « Vous êtes restés stables et vous avez conclu. La clé, c’était de gérer le service, parce qu’au début du quatrième set nous avons commis beaucoup de fautes, beaucoup d’erreurs. »
Le coach égyptien explique avoir demandé à ses joueurs de rester lucides dans les moments décisifs. « Alors je leur ai dit : maintenant, il est temps de gérer. Gérer, peut-être au bloc, ce n’est pas grave s’ils marquent sur un side-out. Nous devons rester calmes, calmes, calmes jusqu’au bout, et c’est ça la clé. »
Une philosophie de sérénité et de maîtrise qui a porté ses fruits. Grâce à cette victoire convaincante, l’Égypte se place idéalement pour la suite de la compétition et confirme son ambition de rivaliser avec les meilleures nations du volley mondial.
Qui est Marco Bonitta, l’entraîneur italien à la tête de l’Égypte ?
Identité
Nom : Marco Bonitta
Date de naissance : 5 septembre 1963
Lieu de naissance : Ravenne, Italie
Nationalité : Italienne
Profession : Entraîneur de volleyball
Débuts et ascension en Italie
Marco Bonitta découvre le volleyball très tôt dans sa ville natale de Ravenne, un haut lieu de ce sport en Italie. Dans les années 1980 et 1990, il gravit les échelons du coaching en travaillant d’abord avec des équipes de jeunes, puis avec des clubs de Serie A. Son sens tactique et son charisme le propulsent rapidement parmi les techniciens en vue.
Il dirige le Porto Ravenna Volley puis devient entraîneur du Sisley Treviso, avec lequel il s’impose sur la scène nationale et européenne. Ces expériences forgent sa réputation d’entraîneur exigeant et visionnaire.
Le sommet avec l’Italie féminine
Nommé sélectionneur de l’équipe nationale féminine d’Italie en 2001, Marco Bonitta entre dans l’histoire du volleyball mondial un an plus tard. À la tête des Azzurre, il conduit la sélection à la victoire lors du Championnat du monde 2002 en Allemagne, un titre inédit pour l’Italie.
Sous sa direction, l’Italie féminine connaît une période faste :
Championne du monde 2002
Vainqueur de la Coupe du monde 2007 (qualification olympique)
Participation aux Jeux olympiques d’Athènes 2004 et Pékin 2008
Sa rigueur et sa gestion du collectif lui valent d’être reconnu comme l’un des meilleurs stratèges du volley féminin.
Expériences internationales
Après son parcours avec l’Italie, Bonitta multiplie les expériences :
Pologne féminine (2009–2010) : il prend les rênes de la sélection polonaise, participant au redressement de l’équipe après une période difficile.
Clubs italiens : il revient également en Serie A avec le Volley Forlì, le Calzedonia Verona ou encore le Ravenna Volley, confirmant son statut de technicien respecté.
Retour avec l’Italie féminine (2014–2016) : il reprend brièvement les Azzurre, participant aux Jeux olympiques de Rio 2016.
L’aventure égyptienne
En 2023, la Fédération égyptienne de volleyball fait appel à lui pour prendre en main son équipe masculine. Sa nomination marque une volonté claire : faire franchir un cap à l’Égypte, déjà puissante sur la scène africaine, et lui permettre de rivaliser au plus haut niveau international.
Avec lui, les Pharaons affichent des ambitions renouvelées :
Championnat d’Afrique : confirmation du leadership continental.
Jeux olympiques et Mondiaux : élargir leurs horizons en se confrontant aux grandes nations.
Mondial U21 (2025) : il conduit la jeune génération égyptienne dans un tournoi où ils brillent dès les phases de poules, notamment avec une victoire de prestige contre l’Iran.
Style et philosophie
Marco Bonitta est reconnu pour :
Sa rigueur tactique : il construit ses équipes autour d’un système défensif solide et d’attaques diversifiées.
La gestion du mental : il insiste sur la sérénité et la maîtrise émotionnelle dans les moments clés, demandant à ses joueurs de rester calmes sous pression.
La valorisation des jeunes talents : il aime travailler avec de nouvelles générations, comme il le démontre aujourd’hui avec l’Égypte.
Palmarès principal
Champion du monde (2002) avec l’Italie féminine
Vainqueur de la Coupe du monde (2007) avec l’Italie féminine
Plusieurs titres nationaux en Italie (clubs de Ravenne et Treviso)
Participation à 3 Jeux olympiques (2004, 2008, 2016)
Sélections dirigées : Italie (féminine), Pologne (féminine), Égypte (masculine)
Figure emblématique du coaching mondial, Marco Bonitta incarne l’école italienne du volleyball, où discipline et passion se conjuguent. Après avoir marqué l’histoire avec l’Italie féminine, il écrit désormais un nouveau chapitre en Afrique, à la tête de l’Égypte masculine, avec pour ambition d’installer durablement les Pharaons parmi les puissances du volley mondial.
STATS DE L’EGYPTE FACE A L’IRAN
Les performances collectives
L’Égypte a marqué 91 points contre 85 pour l’Iran, avec un léger avantage au nombre total d’attaques réussies (52 contre 45). Les Pharaons se sont distingués par leur efficacité offensive et leur capacité à convertir les balles importantes
Attaque : 52 points égyptiens, menés par Said et Elhossiny.
Bloc : 7 points, avec Hamada et Yasso actifs au filet.
Service : 8 aces, dont plusieurs signés Seif Abed.
Fautes adverses : 24 points offerts par l’Iran.
Les individualités égyptiennes en évidence
A. Said (#18, OH) : Meilleur scoreur du match avec 18 points (16 en attaque, 2 au service). Sa régularité et son agressivité offensive ont pesé sur la défense iranienne.
Elhossiny (#8, OH) : Auteur de 17 points dont 15 en attaque et 1 bloc. Véritable métronome, il a porté le jeu des ailes.
Seif Abed (#14, OP) : 12 points (10 attaques, 2 blocs), précieux en complément dans les moments chauds.
Yasso (#11, S) : 5 points, dont 2 blocs, montrant son influence au filet en plus de sa distribution.
Hamada (#1, MB) : 6 points dont 2 blocs, solide en couverture.
Elshahat (#24, MB) : efficace par séquences, contribuant au verrouillage du centre.
Au total, les six titulaires égyptiens ont marqué plus de 70 points cumulés, confirmant l’équilibre du collectif.
Le contraste avec l’Iran
Côté iranien, Hajipour (#17) s’est montré le plus menaçant avec 17 points, mais il a manqué de soutien régulier. Poriya (12 points) et Morteza (8 points) ont tenté d’apporter des solutions, sans parvenir à renverser la dynamique du match

