Une rencontre informelle a eu lieu entre le président de la Fédération internationale de volleyball (FIVB), Fabio Azevedo, la présidente de la Confédération africaine de volleyball (CAVB), Bouchra Hajij, et les présidents de 12 fédérations nationales africaines présents à Nairobi à l’occasion du Championnat d’Afrique des nations féminin 2026.
Les échanges ont permis aux dirigeants africains d’exposer leurs réalités, leurs besoins et leurs attentes. Développement des fédérations nationales, planification à long terme, accompagnement technique et financier ou encore renforcement de la CAVB : plusieurs pistes ont été abordées.
« Vous êtes aux commandes »
Face aux présidents des fédérations, Fabio Azevedo a d’abord rappelé la vision que la FIVB entend mettre en œuvre avec ses membres.
« C’est un honneur pour moi d’être ici et de partager ce moment avec vous tous. Il y a près de deux ans, nous avons lancé une vision dont la devise est “Together as One” – “Ensemble, comme un seul”. »
Pour le président de la FIVB, cette ambition ne doit pas se limiter au développement de l’instance internationale. Elle doit profiter à l’ensemble de la chaîne du volleyball.
« Nous voulons que les athlètes, les fédérations nationales, les équipes nationales, les associations zonales, les confédérations et tous les acteurs de notre sport progressent ensemble. »
Fabio Azevedo a surtout insisté sur la place des fédérations nationales dans cette nouvelle approche. Pour lui, les solutions ne doivent pas uniquement venir d’en haut. Chaque fédération doit définir ses priorités et construire son propre projet.
« Vous êtes responsables du volleyball dans vos pays. Vous êtes aux commandes et c’est à vous de prendre les décisions. Nous sommes là pour vous aider et accompagner votre planification. »
Penser au-delà des prochaines compétitions
L’un des messages forts de la rencontre a porté sur la nécessité de sortir d’une gestion à court terme. Fabio Azevedo a invité les fédérations à se doter de véritables plans de développement sur plusieurs années, en associant les différents partenaires disponibles dans leurs pays.
« J’encourage chacune et chacun d’entre vous à suivre cette vision stratégique et à mettre également en place une véritable planification à long terme dans votre pays. Vous pouvez compter sur votre Comité National Olympique, votre gouvernement, la CAVB, mais également sur la FIVB. »
Le président de la FIVB a également mis en avant le programme Volleyball Empowerment, estimant que les résultats obtenus dans plusieurs régions montrent l’impact que peut avoir un accompagnement structuré.
« Nous sommes extrêmement heureux et satisfaits des résultats du programme Volleyball Empowerment à travers le monde. Nous voyons aujourd’hui des pays qui n’avaient jamais atteint certaines compétitions de haut niveau réussir à se qualifier. C’est la preuve que les choses évoluent. »
Son objectif, a-t-il poursuivi, reste de permettre à chaque fédération de progresser en fonction de sa situation et de ses ambitions.
Bouchra Hajij : « Nous sommes une famille »
Aux côtés du président de la FIVB, Bouchra Hajij a insisté sur la nécessité de maintenir cette dynamique collective entre les différents niveaux de gouvernance du volleyball.
« Nous sommes une famille et nous travaillons ensemble pour le développement du volleyball en Afrique. Je salue l’engagement de tous les présidents de nos fédérations membres. »
La présidente de la CAVB a ainsi replacé les fédérations nationales au centre du travail de développement mené sur le continent.
Les fédérations africaines exposent leurs réalités
La rencontre a ensuite donné la parole aux dirigeants des fédérations nationales. Tour à tour, ils ont évoqué les actions à engager à court, moyen et long terme et les difficultés auxquelles ils sont confrontés.
Dans plusieurs pays, les fédérations disposent de ressources limitées et ne bénéficient pas toujours d’un accompagnement suffisant de la part des pouvoirs publics. Pour leurs dirigeants, le soutien de la CAVB et de la FIVB reste donc important pour renforcer la formation, les compétitions, les équipes nationales et les structures administratives.
Les échanges ont également été l’occasion de dresser un bilan du travail réalisé ces dernières années au niveau continental.
« Il y a cinq ans, nous ne savions pas exactement ce que l’avenir nous réservait. Aujourd’hui, nous commençons à voir les résultats du travail accompli sous le leadership de Madame Bouchra Hajij », a souligné l’un des présidents.
Un autre a tenu à remercier directement l’instance internationale :
« Merci à la FIVB pour son soutien, à toutes les personnes qui nous accompagnent et au président pour son soutien. »
« La CAVB a besoin d’être encore plus soutenue »
Les dirigeants présents ont également estimé que le développement des fédérations nationales passe par une Confédération africaine disposant elle-même de moyens à la hauteur de ses ambitions.
Plusieurs interventions ont ainsi salué le travail engagé par Bouchra Hajij à la tête de la CAVB, tout en appelant à renforcer l’accompagnement de l’organisation continentale.
« Nous tenons à remercier notre présidente, Madame Bouchra, pour son leadership inspirant et son engagement à développer le volleyball en Afrique. Nous sommes fiers de son travail et la CAVB a besoin d’être encore plus soutenue par la FIVB », a insisté l’un des dirigeants.
La séance de Nairobi aura ainsi permis de faire remonter directement les préoccupations des fédérations africaines jusqu’au président de la FIVB, mais aussi de rappeler une responsabilité partagée : la FIVB et la CAVB peuvent accompagner, mais le développement doit aussi se construire dans chaque pays.
Un message résume finalement l’esprit de ces échanges : « Together as One ». Pour le volleyball africain, l’enjeu sera désormais de transformer cette vision en actions concrètes.









