Nairobi 2026 : l’arbitrage africain à l’épreuve du haut niveau et des nouvelles technologies

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L’arbitrage occupe  une place importante dans la réussite du Championnat d’Afrique des Nations féminin de volleyball – Nairobi 2026 qui se joue du 25 août au 4 septembre 2026 dans la capitale kényane. 

Pour M. Lazreug Mohamed Badr, président de la Commission d’arbitrage de la Confédération Africaine de Volleyball (CAVB), cette édition permet à la fois d’évaluer les officiels africains et de poursuivre leur développement, notamment grâce à l’utilisation du système de challenge vidéo.

Organisée à Nairobi, au Kenya, la compétition rassemble 15 équipes selon le tableau final du tournoi. Une participation que Lazareug Mohamed Badr considère comme un signal positif pour le volleyball féminin africain.

« Le niveau des équipes est appréciable, parce qu’on a des équipes qui n’ont jamais participé. »

Le responsable de l’arbitrage souligne notamment les performances de plusieurs nations habituées aux grandes compétitions continentales.

« Sans oublier le niveau de quelques équipes qui était très élevé, telles que le Kenya, le Cameroun, l’Égypte et le Rwanda. »

Pour lui, la présence de nouvelles sélections aux côtés des équipes les plus expérimentées contribue à renforcer la compétition et à élargir la base du volleyball féminin sur le continent.

Lazreug Mohamed Badr, président de la Commission d’arbitrage de la Confédération Africaine de Volleyball (CAVB)
Lazreug Mohamed Badr, président de la Commission d’arbitrage de la Confédération Africaine de Volleyball (CAVB)

Des enjeux qui dépassent le titre africain

À Nairobi, chaque rencontre compte. Au-delà du trophée continental, les équipes ont en ligne de mire les grandes échéances internationales à venir, notamment le Championnat du monde féminin FIVB 2027 et les Jeux olympiques de Los Angeles 2028.

« Nous assistons à de très belles empoignades entre les équipes »

« Nous assistons à de très belles empoignades entre les équipes », selon Lazareug Mohamed Badr, qui insiste sur l’importance de ces perspectives internationales dans l’intensité des rencontres.

Cette dimension donne un poids particulier aux décisions arbitrales. À mesure que la compétition avance, une décision peut peser lourd dans un set et, parfois, dans l’issue d’une rencontre.

15 arbitres africains mobilisés

Pour accompagner la compétition, la Commission d’arbitrage de la CAVB a mobilisé 15 arbitres africains. Le dispositif est complété par trois arbitres neutres désignés par la FIVB, dont deux affectés à l’arbitrage et un au système de challenge.

« Pour cette compétition, on a nommé 15 arbitres africains qui accompagnent leurs équipes. Nous avons aussi eu une nomination de la FIVB de trois arbitres neutres, deux pour l’arbitrage et un pour le challenge. »

Cette organisation permet aux arbitres du continent d’officier dans une compétition à fort enjeu, tout en travaillant dans un environnement répondant aux exigences internationales.

Le challenge vidéo pour limiter les erreurs

L’un des points importants de cette édition est justement l’utilisation du challenge vidéo. Le dispositif accompagne également la mise en application et l’évaluation de nouvelles règles demandées par la FIVB.

« Nous sommes en train de les tester, même au niveau continental », explique le président de la Commission d’arbitrage.

Pour Lazareug Mohamed Badr, la technologie apporte une aide précieuse aux officiels, notamment sur les actions difficiles à juger en temps réel.

« Le challenge va nous éviter quelques erreurs d’arbitrage. Comme on le sait, le meilleur arbitre, c’est celui qui commet le moins de fautes. Mais maintenant, avec le challenge, on évite beaucoup de fautes. »

Le système ne remplace donc pas l’arbitre. Il lui apporte un outil supplémentaire pour vérifier certaines situations et sécuriser les décisions dans des matchs où les écarts sont parfois très faibles.

Faire progresser l’arbitrage africain

Au-delà de Nairobi 2026, l’objectif est aussi de profiter de cette compétition pour renforcer durablement le niveau des officiels africains. La confrontation avec des matchs de haut niveau, l’utilisation des nouvelles technologies et le travail avec des arbitres internationaux constituent autant d’occasions de progresser.

Lazareug Mohamed Badr veut ainsi voir cette dynamique se poursuivre après le championnat.

« J’espère que cette compétition nous encouragera encore à mieux développer notre arbitrage et notre volleyball au sein du continent. »

À Nairobi, l’enjeu est donc double : désigner la meilleure sélection féminine africaine, mais aussi faire progresser l’ensemble de l’écosystème du volleyball continental. L’arbitrage en fait pleinement partie.

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