La Commission beachvolleyball de la Confédération africaine de Volleyball (CAVB), présidée par Musa Nimrod, a présenté son rapport sur les activités de la discipline au cours des années 2025 et 2026, ainsi que les perspectives pour 2027-2028. La présentation s’est tenue dans le cadre du Congrès de la CAVB organisé sur l’île de Sal, au Cap-Vert.
Le rapport dresse un état des lieux de l’évolution du volleyball de plage sur le continent et met en évidence l’intensification des compétitions, le développement des catégories de jeunes, l’organisation de tournées régionales, le renforcement de l’arbitrage et les préparatifs liés au cycle olympique de Los Angeles 2028.
À travers ce rapport, la Commission Beach Volleyball met en avant une stratégie articulée autour de plusieurs axes : multiplier les occasions de compétition pour les joueurs africains, élargir la participation des différentes nations, accompagner la formation des jeunes et renforcer les compétences des officiels.
Cette dynamique s’inscrit dans la stratégie de développement de la CAVB, sous la direction de Bouchra Hajij, avec l’objectif de consolider la pratique du volleyball de plage à travers les différentes régions du continent et de renforcer sa présence sur la scène internationale.
Une activité continentale soutenue en 2025 et 2026
L’année 2025 a été marquée par l’organisation de plusieurs rendez-vous continentaux majeurs.
Le Maroc, à travers la ville de Martil, a accueilli du 25 au 29 juin le Championnat d’Afrique Seniors hommes et dames. La compétition a été accompagnée du Championnat d’Afrique U21 hommes et dames, organisé du 27 au 29 juin.
La dynamique s’est poursuivie en août avec le Championnat d’Afrique U18 hommes et dames, disputé à Abuja, au Nigeria, du 3 au 7 août. En septembre, la Gambie a accueilli, du 4 au 6, la Coupe africaine de développement du volleyball de plage des jeunes, destinée aux garçons et aux filles.
L’année s’est achevée avec les compétitions de volleyball de plage des Jeux Africains de la Jeunesse, organisées en Angola du 10 au 14 décembre pour les hommes et les dames.
En 2026, l’Égypte a obtenu l’organisation du Championnat d’Afrique de volleyball de plage hommes et dames, tandis que le Sénégal a accueilli à Dakar le Championnat U18 de la CAVB, également dans les deux catégories.
La succession de ces compétitions illustre la volonté de la CAVB de maintenir un calendrier régulier tout en intégrant progressivement les différentes catégories d’âge dans le développement de la discipline.
Les zones africaines au cœur du dispositif
Au-delà des championnats continentaux, la Commission Beach Volleyball a poursuivi le développement des compétitions régionales à travers les différentes zones de la CAVB.
Dans la Zone 3, Abidjan, en Côte d’Ivoire, a accueilli du 25 au 27 août 2025 la Coupe des Nations de la Zone 3, hommes et dames.
Dans la Zone 6, la quatrième édition de la tournée de volleyball de plage s’est déroulée en deux étapes. La première a eu lieu en Afrique du Sud du 17 au 19 octobre, avant une seconde étape organisée au Mozambique du 7 au 9 novembre.
La Zone 7 a également connu une activité soutenue avec la deuxième étape de la tournée régionale hommes et dames, organisée à Moroni, aux Comores, du 31 octobre au 2 novembre.
Dans la Zone 1, Rabat a accueilli du 26 au 30 novembre la tournée U16 garçons et filles, consacrée au développement des jeunes talents.
Les activités qualificatives se sont poursuivies en 2026. Le Nigeria a accueilli les qualifications de la Coupe des Nations d’Afrique dans la Zone 3, tandis que la Tunisie a organisé celles de la Zone 1 et que la Guinée-Bissau a accueilli les qualifications de volleyball de plage de la Zone 2.
Dar es Salaam, en Tanzanie, a pour sa part accueilli les compétitions régionales hommes et dames de la Zone 5, tandis que les Seychelles ont organisé les qualifications continentales de la Zone 7.
20 tournois et 548 matches en 2025
Les statistiques présentées dans le rapport permettent également de mesurer l’ampleur de l’activité.
En 2025, 20 tournois ont été organisés à travers le continent, représentant un total de 548 matches, avec la participation de 60 arbitres continentaux.
En 2026, le programme a compté 14 tournois et 322 matches, avec la désignation de 40 arbitres.
Ces données traduisent l’importance du dispositif mis en place autour des compétitions. Elles témoignent également de la nécessité de disposer d’un corps arbitral suffisamment étoffé pour accompagner le développement du calendrier continental et régional.
La comparaison entre les deux années doit toutefois être interprétée avec prudence : le nombre de tournois et de matches ne constitue pas, à lui seul, une mesure de la progression de la discipline. Les formats des compétitions, leur niveau, le nombre d’équipes engagées et leur répartition géographique sont également des indicateurs importants.
Investir dans l’arbitrage
La formation des arbitres occupe une place importante dans le rapport de la Commission.
Dans le cadre du développement des compétences arbitrales, des cours ont été organisés à destination des candidats à la qualification internationale dans l’arbitrage du volleyball de plage, connue sous l’appellation IRCC.
La Gambie a accueilli en 2025 une session réunissant 30 candidats, tandis que le Sénégal a organisé en 2026 une nouvelle session avec 25 candidats.
À travers ces formations, la CAVB cherche à renforcer le vivier d’arbitres capables d’accompagner les compétitions de haut niveau et à rapprocher progressivement les standards de l’arbitrage africain des exigences internationales.
En ligne de mire : les Jeux Olympiques de Los Angeles 2028
Le rapport accorde également une place au processus de qualification continentale pour les Jeux Olympiques de Los Angeles 2028.
La préparation de ce rendez-vous constitue l’un des principaux enjeux du cycle à venir. Le document met notamment en avant les équipes africaines ayant obtenu leur qualification, dont l’équipe féminine du Nigeria, ainsi que l’utilisation de l’identité « QUALIFIED LA28 » dans les supports consacrés au processus de qualification.
Au-delà des résultats immédiats, la préparation olympique représente un test pour le système de développement mis en place par la CAVB : compétitions régulières, formation des joueurs, accompagnement des équipes nationales, qualité de l’arbitrage et capacité à multiplier les confrontations internationales.
Donner davantage de visibilité à la discipline
Le rapport comprend également une importante documentation consacrée aux cérémonies de remise des médailles et des trophées, aux distinctions, aux réunions et aux différentes activités de la CAVB.
La participation de plusieurs équipes nationales et de nombreux pays africains y est mise en évidence, avec notamment la présence du Rwanda et du Zimbabwe dans les activités documentées.
Les campagnes promotionnelles consacrées aux tournois et aux tournées nationales constituent également un volet important. Elles visent à accroître la visibilité du volleyball de plage, à attirer davantage de pratiquants et à renforcer l’intérêt autour des compétitions.
Cette dimension est stratégique pour une discipline qui doit non seulement développer son niveau sportif, mais aussi élargir sa base de pratiquants et accroître son attractivité auprès des jeunes.
Une stratégie qui dépasse les seules compétitions
À travers son rapport, la Commission de Volleyball de plage de la CAVB présente ainsi un modèle de développement qui ne repose pas uniquement sur l’organisation de championnats.
Le dispositif associe compétitions continentales, tournées régionales, qualifications, catégories d’âge, formation des arbitres, promotion de la discipline et préparation du cycle olympique.
L’enjeu pour les prochaines années sera désormais de transformer cette multiplication des activités en une progression durable du niveau sportif africain, tout en veillant à maintenir une participation suffisamment large des différentes nations et à développer les infrastructures et les ressources humaines nécessaires.
Avec les projections pour 2027-2028 et la perspective des Jeux Olympiques de Los Angeles, le volleyball de plage africain entre ainsi dans une nouvelle phase de développement. La CAVB entend poursuivre les efforts engagés afin d’offrir aux joueurs et aux équipes nationales davantage d’opportunités de compétition et d’expérience, tout en formant une nouvelle génération d’arbitres et de cadres capables d’accompagner durablement la croissance de la discipline sur le continent.

